Elle a continuer. Elle écoutait, elle respectait même s'y elle n'y croyait jamais vraiment. Enfin c'est ce qu'elle disait. Car tout au fond d'elle même, dans ce minuscule espace encore disponible, placé entre sa raison, son coeur et son âme, il y avait encore une place pour l'espoir.
Comment expliquer à une jeune fille de 18 ans que tout n'était que " fausses réalités " ? Que tout ce qu'on lui avait enseigné, montré, que tout ceci s'envolaient une fois l'insouciance disparue ?
Et toutes ces voix qui lui ont laissé croire, qui lui on dit que c'était possible, toutes ces voix ce sont tues. A l'unisson. Et elles se sont de nouveaux emballées.
Pour cette fois dire qu'il ne sert à rien d'espérer. Que croire " c'est pour les bébés ". Alors comme ça le père noël n'existe pas ? Et la petite souris, c'était papa ? Alors tout est faux ?
Mais ce n'était pas le pire pour elle. L'aberration fabuleusement abominable. En laquelle elle ne croyait désormais plus. Parce qu'elle a compris. Elle sait désormais, et elle a, elle aussi, appris à fredonner ces mensonges si cruels, ces médisances.
Elle l'a dit maintes et maintes fois.

